Présentation
La Revue Internationale de la Chaire UNESCO "Éducation et Développement Durable" (EDD) est une collection scientifique multidisciplinaire dédiée à l’exploration critique et à la diffusion des savoirs, des pratiques pédagogiques innovantes et des expériences de terrain en lien avec les défis contemporains du développement durable.
Créée sous l’égide de la Chaire UNESCO Éducation et Développement Durable, cette revue se veut un espace d’analyse, de réflexion et de dialogue scientifique sur les transformations éducatives nécessaires pour répondre aux urgences écologiques, sociales, économiques et culturelles dans un monde en mutation.
Ce premier numéro de la Revue Internationale de la Chaire UNESCO « Éducation et Développement Durable » inaugure une série de publications scientifiques dédiées à la réflexion critique, interdisciplinaire et prospective sur les grands enjeux contemporains de l’éducation au service du développement durable.
Placé sous le signe de la transition éthique et sociétale, ce volume explore les articulations possibles entre éducation, éthique environnementale et transformation sociale, dans un monde confronté à des crises systémiques, environnementales, sanitaires, politiques et économiques.
Argumentaire
Selon le dernier rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC, 2023), publié sur le site officiel du GIEC, (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), le réchauffement climatique actuel a déjà dépassé les 1,1 °C par rapport à l’ère préindustrielle, provoquant ainsi des séries de conflits armés, de crises alimentaires et de déplacements de population liés à des cycles de sécheresses prolongées essentiellement en Afrique et en Asie.
Dans son rapport publié en 2019, l’IPBES, (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques), indique que plus d’un million d’espèces sont menacées d’extinction dans les décennies à venir, causant ainsi un déséquilibre écologiques planétaires.
Dans ce contexte, l’éducation apparaît comme un outil incontournable de gestion politique et scientifique de l’impact de cette catastrophe sur les modes de vie des populations les plus touchées.
Cette éducation ne saurait être uniquement technique ; elle doit être conçue comme un processus critique de conscientisation, comme l’a théorisé Paulo Freire dès 1974 dans son ouvrage « Pédagogie des opprimés » (Paris, Maspero, p. 64) lorsqu’il soutient que « l’éducation est un acte politique permettant aux individus de devenir sujets de leur histoire ».
Moacir Gadotti soutient cette théorie dans « Education for sustainability: A critical contribution to the Decade of Education for Sustainable Development » (São Paulo, Instituto Paulo Freire, 2008, p. 27), affirmant que l’éducation pour le développement durable doit viser non pas une adaptation passive mais une véritable transformation du monde.
Cette transformation sociale par l’éducation ne peut toutefois se réaliser pleinement sans l’adoption d’une éthique environnementale rationnelle et responsable comme l’indique Hans Jonas, dans « Le Principe responsabilité. Une éthique pour la civilisation technologique » (Paris, Éditions du Cerf, 1979, p. 36),
Selon Jonas, l’éthique qui moralise les actes de l’homme permet à l’humanité d’éviter le chaos absolu et l’anéantissement du vivant sur terre par la destruction de l’écosystème.
En agissant de telle sorte que les effets des actions humaines ne soient pas destructeurs pour la possibilité d'une vie authentiquement humaine sur Terre, chaque société crée des relations de devoirs et obligations morales envers les futures générations.
Comment déplacer le sens du progrès de la production incontrôlée de la richesse et de l’exploitation abusive des ressources naturelles vers la rationalisation de la culture de la responsabilité écologique à travers l’éducation ?
Ainsi, cet appel à contribution sur « Éducation, éthique environnementale et transformation sociale en contexte de crises » invite les chercheurs, enseignants, praticiens et acteurs sociaux à proposer des réflexions approfondies, critiques ou empiriques, dans le but de produire un document scientifique à la hauteur des crises majeures qui menacent nos sociétés.
Axes de recherche
Types de contributions acceptées
Ligne éditoriale
Afin de garantir la qualité scientifique et la cohérence éditoriale de la revue, les auteurs sont invités à respecter les recommandations suivantes :
L’équipe éditoriale se réserve le droit de refuser tout article ne respectant pas ces principes ou les standards académiques attendus.
Structure d’une contribution théorique et fondamentale :
Les articulations d’un article scientifique, à l’exception de l’introduction, de la conclusion et de la bibliographie, doivent obligatoirement être titrées et numérotées à l’aide de chiffres arabes afin d’assurer la clarté et la cohérence du plan (par exemple : 1., 2., 3.). Les citations insérées dans le texte doivent être présentées en police Times New Roman et encadrées par des guillemets français (« »). Lorsqu’une citation excède trois lignes, il est recommandé de la mettre en retrait, de réduire la taille de la police d’un point (par exemple de 12 à 11), et de l’espacer en interligne simple pour la distinguer du texte courant. Ainsi, on peut écrire : « L’historien doit toujours veiller à vérifier la fiabilité de ses sources, en particulier lorsqu’il travaille sur des témoignages oraux » (A. Dupont, 2022, p. 45). Si la citation est longue :
« La transmission des traditions orales constitue un enjeu fondamental dans l’étude de l’histoire africaine contemporaine. L’historien se doit de recouper ces témoignages avec d’autres types de sources afin d’en garantir la véracité et d’éviter les erreurs d’interprétation » (M. Keita, 2021, p. 67).
Les références intégrées dans le texte citant peuvent être présentées soit sous la forme suivante : (Initiale(s) du prénom. Nom de l’auteur, année de publication, page), par exemple (J. Martin, 2020, p. 34), soit sous la forme développée : Initiale(s) du prénom. Nom de l’auteur (année de publication, page), comme dans l’exemple : Selon J. Martin (2020, p. 34), « l’approche comparative reste essentielle ». Les sources historiques, les informations issues d’enquêtes orales ainsi que les notes explicatives sont à numéroter en série continue et à présenter en bas de page. Par exemple : 1. Entretien avec Mme K. Diarra, enseignante, Bamako, 15 février 2023. Quant aux références bibliographiques, elles doivent être structurées en respectant l’ordre suivant : nom de l’auteur en majuscules, prénom (année de publication), titre (en italique pour un ouvrage ou un mémoire, entre guillemets pour un article), lieu de publication, éditeur, et mention des pages le cas échéant. Ainsi, on écrira pour un ouvrage : DURKHEIM, Émile (1893), De la division du travail social, Paris, Alcan, 382 p., et pour un article : LE GOFF, Jacques (1980), « Le temps de l’Église et le temps du marchand », Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, 35(3), p. 429-447. S’il s’agit d’un document traduit ou réédité, il est nécessaire de mentionner, après le titre, le nom du traducteur et/ou la mention de l’édition, par exemple : ARISTOTE (1991), Politique, traduction et présentation par J. Tricot, 2e éd., Paris, Vrin. La bibliographie ne doit reprendre que les références effectivement citées dans l’article et être présentée par ordre alphabétique des noms d’auteur afin de faciliter la vérification et la consultation par le lecteur.
Dates importantes
Lancement de l’appel : 1er janvier 2026
Parution prévue : 1er juillet 2026
Procédure de soumission
Les projets de soumission sont à envoyer au secrétariat de la revue :
École Normale Supérieure de Bamako, Rue du 22 octobre, quartier du fleuve, BP 241 - Bamako
E-mail : revueunesco@gmail.com / Tel. 00223-70739999
Frais d’instruction et de lecture : 50.000 FCFA à envoyer par Orange Money au +223 70 73 99 99, ou par tout autres moyens de payements reconnus par les réglementations bancaires en vigueur, À Dr Sigame Boubacar MAÏGA, Rue Boulevard Mohamed VI, Immeuble face à l’ex SNJ, BAMAKO, Mali.
Direction scientifique
Dr MAÏGA Sigame Boubacar
Maître de Conférences à l’École Normale Supérieure de Bamako, Titulaire de la Chaire UNESCO « Éducation et Développement Durable »
Dr TOUNKARA Mohamed
Spécialiste des Sciences de l’éducation à L’Ecole Normale Supérieure, Bamako, Mali
Comité Scientifique
Pr Serge DERUETTE, Professeur des universités, Mons et à la Haute École Francisco Ferrer de Bruxelles (Belgique)
Pr Belco OUOLOGUEM, Professeur des universités, Bamako, Yambo OULOGUEM, ( Mali )
Pr Mamadé SAWADOGO, Professeur des universités, Ouagadougou Joseph Ki Zerbo ( Burkina-Faso )
Pr Jacques NANEMA, Professeur des universités, Ouagadougou Joseph Ki Zerbo ( Burkina-Faso )
Pr Jean Maurice MONNOYER, Professeur des universités Aix-Marseille I, ( France)
Pr Mounkaïla Abdo Laouli SERKI, Professeur des universités, Abdou Moumouni de Niamey ( Niger )
Pr Isabelle BUTERLIN, Professeure des universités Aix-Marseille I, (France )
Dr Ibrahim SAGAYAR, Maître de conférences, École Normale Supérieure de Bamako ( Mali)
Dr Oumou KOUYATE, Maître de conférences, Universités Alassane OUATTARA ( Côte d’Ivoire )
Dr Nancouma BOMBA, Maître de conférences, université Yambo OUOLOGUEM ( Mali )
Dr Souleymane KEITA, Maître de conférences, université Yambo OUOLOGUEM ( Mali )
Dr Sekou YALCOUYE, Maître de conférences, université Yambo OULOGUEM ( Mali )
Dr Mohamed HAIDARA, Maître de conférences, École Normale Supérieure de Bamako ( Mali)
Dr Amadou BAMBA, Maître de conférences, Faculté des Sciences Économiques et de Gestion (Mali)
Dr Adama MARICO, Maître de conférences, École Normale Supérieure de Bamako ( Mali)
Eliane KY, Enseignante-chercheuse, Université Yambo OULOGUEM ( Mali )
Dr Gertrude Baipame PALAI, Enseignante-chercheuse en Histoire à l’Université de Douala ( Cameroun )
Dr Mahmoud ABDOU, Enseignant-chercheur, Philosophie politique à l’École Normale Supérieure de Bamako ( Mali )
Dr Siaka KONE, Enseignant-chercheur, université Yambo OULOGUEM ( Mali )
Dr Djibrila MAIGA, Enseignant-Chercheur,Centre Africain de Recherche et d’Innovations Scientifiques, université de Ségou ( CARIS), Mali
Dr Gaoussou KAGNASSY, Chercheur, Centre Africain de Recherche et d’Innovations Scientifiques ( CARIS), Mali.